Chiens et loups

Si un lieu se vit le jour, il se pense la nuit. La possibilité ou l’impossibilité de voir permet ce double positionnement de l’individu dans le monde. Tout d’abord appréhender, être en prise avec le réel et se situer le jour grâce à la clarté donnée par le soleil. Et quand la nuit réduit la visibilité, et change nos repères, l’activité mentale s’amplifie pour pallier la déficience de la vision. Ce que l’on voyait étant pourtant toujours présent, d’autres stratégies se mettent en place pour comprendre un endroit, se situer et aussi se préserver.
Entre chien et loup, c’est le moment où l’on ne distingue plus l’un de l’autre, le domestique du sauvage. C’est l’heure où le chien se fait loup dit Marie-José Mondzain dans Images (à suivre), où la lumière produit l’ombre d’un doute.